Puisqu'inconcevable est le repos, puisqu'inutile est la raison.
Etrangement la nuit s'évapore, mes pas restent lisse. Je ne crains pas ces heures de sombre indigestion, ni ces sourires endormis. Mais mon coeur se cogne contre les parois du vide. Mes pensées s'entrechoquent, combat interne de mots en démons. Il effleure l'attente sinistre de mes nuits sans sommeil. Il effleure, il griffe, il touche puis il cogne. Mes idées à même le sol.
J'attends et je lutte, mes émois me persécutent. Douce faiblesse sans écho, le miroir de mes maux s'évertue en brisures. La raison sur le bitume et les sourires sous la peau, les étreintes sans amour et les sanglots qui sonnent faux.
J'appréhende ce qu'il adviendra de mes maux.
Je ne grandis plus.