Je ne contrôle plus rien, tout se tord, se désosse, se déchire. J'ai oublié la patience, l'audace, oublié l'ordre et les sentiments. C'est pourquoi les murs de l'abandon s'élèvent et me griffent. Ils dansent dans mon antre, m'assoment. J'ai peur de mes mots et même de mes pleurs. J'ai laissé leur pas perturber mes rancoeurs.
Un rien, un indicible ennemi, une idée, presque un songe. Un idéal qui s'efface et qui meurt de volupté, d'horreur et d'orgasmiques défaites. Ma fierté honteuse. Les gestes et les regards injectés d'admiration. De beauté lointaine et d'amours interdites. Mon honneur qui s'effiloche, les idéaux qui se défilent et les rêves au trépas. Je voudrais tuer l'absence, le mépris et l'ambition, mon extrémisme et leurs sourires. L'échec qui avance, me dévore, m'insupporte. J'ai des morsures plein les joues. Des couleurs sans pourquoi, l'horizon en cendre. Des cris sans victoire.
Je ne contrôle plus rien, même plus mes pas.
