DIMENTICATEMI Ne me croyez jamais.

DIMENTICATEMI Ne me croyez jamais.
Les étoiles qui s'enfuient et les souvenirs qui débordent. L'équilibre angoissé. J'ai laissé l'égoïsme gangréner ma conscience, c'est plus fort que moi. Un surplus d'illusions, des manques d'apparat et une vérité inaudible. Les regrets qui brûlent la froideur de mes os, les désolations et mes indignations sans retour. Rien de plus que ma propre nostalgie, mes échecs et ce perfectionnisme sans limite. Qui débordent de mon regard, de mes pensées, de ce sol sur lequel il faudrait me jeter. Vingt-huit jours, cinq années peut-être, ces dernièes heures et tout le reste, et les choses qu'on ne dit pas. Tous les regrets et les traces encaissées.
Je ne contrôle plus rien, tout se tord, se désosse, se déchire. J'ai oublié la patience, l'audace, oublié l'ordre et les sentiments. C'est pourquoi les murs de l'abandon s'élèvent et me griffent. Ils dansent dans mon antre, m'assoment. J'ai peur de mes mots et même de mes pleurs. J'ai laissé leur pas perturber mes rancoeurs.
Un rien, un indicible ennemi, une idée, presque un songe. Un idéal qui s'efface et qui meurt de volupté, d'horreur et d'orgasmiques défaites. Ma fierté honteuse. Les gestes et les regards injectés d'admiration. De beauté lointaine et d'amours interdites. Mon honneur qui s'effiloche, les idéaux qui se défilent et les rêves au trépas. Je voudrais tuer l'absence, le mépris et l'ambition, mon extrémisme et leurs sourires. L'échec qui avance, me dévore, m'insupporte. J'ai des morsures plein les joues. Des couleurs sans pourquoi, l'horizon en cendre. Des cris sans victoire.
Je ne contrôle plus rien, même plus mes pas.



# Posté le vendredi 27 novembre 2009 15:14

Modifié le vendredi 27 novembre 2009 16:36